Environnement
Le développement rural comme réponse à la problématique de la sécurité alimentaire en Afrique.
jeudi 2 mai 2013, par Florent Tiassou

Rendre l’Afrique rurale prospère. Cette thématique est au centre du Premier Forum sur le Développement Rural en Afrique qui se tient depuis Jeudi matin au Palais des Congres de Cotonou. C’est le thème « Programme de Transformation Rurale Durable pour l’Afrique » qui a été choisi pour cette rencontre d’envergure internationale initiée par l’Agence de Planification et de Coordination du NEPAD.

Experts, décideurs et acteurs du monde de l’Agriculture participent aux travaux durant lesquels il s’agira notamment de partager les meilleures pratiques de coordination des politiques entre les différents secteurs et institutions dans le sens de rendre les milieux ruraux économiquement viables.
Selon Ibrahim Assane Mayaki, Secrétaire Exécutif du NEPAD, c’est en milieu rural que la pauvreté est la plus grande et la population ne cesse de croître. « Il faut nourrir plus de bouches et s’assurer que les villes sous-industrialisées ne deviennent l’exutoire de la pauvreté rurale » a t-il expliqué. « Il convient donc, de rendre nos milieux ruraux attractifs et prometteurs pour les jeunes générations ».
Mohammed Beavogui, Conseiller Spécial et Représentant Personnel du Président du Fonds International de Développement Agricole (FIDA) considère que ce forum est une occasion unique de dresser un bilan de l’expérience Africaine en matière de développement rural, de tirer les enseignements des échecs et de reproduire les succès existants à plus grande échelle. « Pour que l’Agriculture apporte de plus grands bénéfices, il faut axer les efforts de développement sur l’agriculture paysanne », a suggéré Beavogui. Selon le représentant du Président du FIDA, les petits exploitants peuvent jouer un grand rôle dans la croissance agricole et économique, une fois qu’on leur en donne les moyens et la motivation.
Le Président Béninois Boni Yayi qui a ouvert les travaux ce matin, a déclaré que le développement agricole ne saurait s’opérer harmonieusement sans efforts créateurs à la hauteur des dangers qui le menacent. « Les jeunes Africains ne veulent plus être les agriculteurs traditionnels qu’ont été leurs parents et leurs grands-parents. Afin de rendre le secteur plus attractif pour les jeunes, il faudra moderniser l’agriculture, accroitre sa productivité, relever les revenus et développer les liens avec les marchés d’exportation ». Le Chef de l’Etat Béninois a ajouté que sans solidarité régionale et internationale, sans une vision partagée des défis majeurs de développement agricole, les résultats en matière d’éradication de la faim et de réduction de la pauvreté grâce au développement de l’agriculture, ne seront pas à la hauteur des attentes légitimes des peuples Africains.

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